Floristique des pâturages salés (Halophytes et subhalophytes) et végétation des rizières du Sine-Saloum (Sénégal) (suite et fin)

Bibliographic Details
Authors and Corporations: Adam, J.G. (Author)
Title: Floristique des pâturages salés (Halophytes et subhalophytes) et végétation des rizières du Sine-Saloum (Sénégal) (suite et fin) [Electronic resource / ressource électronique] Adam, J.G.
Part of: Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée ; Vol. 5, n° 10, pp. 638-664
Summary:Les pâturages salés (halophytes et subhalophytes) des deltas alluvionnaires du Sine et du Saloum, au Sénégal, croissent dans des sols sablo-argilo-limoneux situés de quelques centimètres à 0,50 m environ au-dessus des plus fortes inondations (pluies et marées). Ils forment le passage entre la végétation de la mangrove et arrière-mangrove et celle de la terre ferme sablonneuse qui constitue le sol normal de cette partie du Sénégal (Sine-Saloum) où se cultive l'arachide. La flore est à tendance halophytique pour les parties les plus basses et elle emprunte à la flore locale intérieure une grande partie de sa composition dès que la présence du sel s'atténue. Quelques espèces caractérisent par leur association ou leur présence en petits peuplements monophytes ces espaces qui ne sont jamais cultivés ou seulement très sporadiquement pour le riz ou l'arachide suivant leur position plus ou moins basse. Ils servent de vaine pâture au bétail. Ce sont : Porphyrostemma chevalieri, Loudetia bidentata, Brachiaria stigmatisata, Desmodium hirtum. Ces pâturages sont limités floristiquement : 1° vers la mangrove par les groupements à Sporobolus robustus ou Schizachyrium compressum ; 2° vers les terres non inondables et non salées, par le groupement à Andropogon gayanus bisquamulatus ; 3° vers les terres humides ou passagèrement inondables en saison des pluies par les groupements à Hygrophila longifolia et senegalensis, qui précèdent le groupement des rizières humides en saison sèche à Ammania et Bacopa ; ou sèches à Cressa cretice. La valeur fourragère de ces pâturages est très faible malgré la variété des espèces rencontrées. La plupart sont en effet étrangères et accidentelles, éparses et peu abondantes. Les graminées lignifiées dès la floraison, les Cypéracées siliceuses dominent et, vu leur situation topographique, l'aridité du climat et la présence du sel, il ne semble pas pouvoir y avoir une amélioration possible rentable de leur composition. Seul, le programme en cours pour l'aménagement des rizières par retenues des eaux de pluies, pourrait peut-être prévoir un assolement riz-pâturage semi-artificiel, dans les zones où la hauteur et la durée de l'immersion seront favorables à cette réalisation. Les superficies de vaines pâtures actuelles qui seront englobées dans ces travaux pourront ainsi être beaucoup mieux utilisées. Quelques plantes doivent avoir une valeur fourragère certaine et sont très recherchées par les animaux : Brachiaria stigmatisata, Echinochloa s.sp., Panicum humile, Schizaphyrium brevifolium, etc. Leur biologie, pour cette région, devrait être étudiée pour chercher à connaître les conditions optima de leur développement et s'efforcer de les réaliser pour les multiplier avec peu de risques d'insuccès.
Access:You are free to copy, distribute, display and perform the work under the following conditions : You must give the original author credit. You may not use this work for commercial purposes. You may not alter, transform or build upon this work.
Type of Resource:E-Article
Source:Persée
Language: French